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Mes chansons de noel preferees

Bonjour tout le monde!

Oui, je sais ça fait longtemps.

Ça y est, nous y sommes, c’est la période de l’année que j’attends avec toujours autant d’impatience.

Je suis Montpelliéraine, avec du sang espagnol et sicilien dans les veines et pourtant, ma saison préférée, c’est l’hiver. Sûrement parce que je bois du thé toute la journée et que j’ai une couverture en forme de queue de sirène. Quand il fait froid, je suis donc ravie de m’emmitoufler là dedans avec une bonne tasse de tisane.

Je me suis dit que pour revenir sur le blog, j’allais vous faire une petite liste de mes chansons de Noël favorites, et je vais sûrement par la même occasion vous en faire découvrir quelques unes qui sont super populaires en Ecosse.

Déjà ici, il faut savoir que certaines chansons comme la version de Lily Allen de “Somewhere only we know” ou “2 become 1” des Spice Girls sont considérées comme des chansons de Noël. Pourquoi? Parce que la première a été choisi pour la traditionnelle pub de Noël des grands magasins John Lewis, et la seconde a été numéro 1 des charts pendant les fêtes de fin d’années.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet.

Ma chanson de Noël préférée, c’est “Santa Baby”. Il existe plein de versions différentes chantées notamment par Kylie Minogue, Madonna ou cette année par Emma Bunton, mais ma version favorite, c’est l’originale par Eartha Kitt. (cliquez-ici)

La version de Calista Flockhart dans un des épisodes d’Ally McBeal est super mignonne, j’aime beaucoup aussi, quoique plus courte que l’originale. Santa Baby par Ally Mcbeal.

Si vous ne connaissez pas la chanson, c’est plus ou moins une liste de cadeaux qu’une femme demande au Père Noël. Cette chanson est tellement drôle et sexy. “I’ve been an awful good girl, Santa Baby so hurry down the chimney tonight” J’adore!


Dans un tout autre genre, je vais vous parler d’une chanson que j’ai découverte en Ecosse: Fairytale of New-York par les Pogues.

Je ne suis pas sûre de l’avoir déjà entendu en France. Dites moi dans les commentaires si vous la connaissiez déjà.

Alors là, on est pas du tout dans le fun ou le sexy, on est même plutôt dans la dépression 😅

Et pourtant, c’est une de mes chansons de Noël préférées. Je la trouve super bien écrite (à grand renfort de sarcasme) et le rythme typiquement irlandais est vraiment entraînant.

Bon, du coup désolée pour ceux qui ne parlent pas anglais, qui vont me lire et qui auraient pu croire que la chanson est super fun mais en réalité, ça raconte l’histoire d’un couple qui à la base semblait bien parti pour durer… mais la deuxième partie nous renvoie aux désillusions de leur vie maritale qui est en train de se terminer dans l’amertume et le ressentiment. “Happy Christmas your arse, I pray God it’s our last!” soit “Joyeux Noël connard, je prie pour que ce soit notre dernier!” Voilà voilà. Joyeux Noël! 😄


Enfin, j’aime particulièrement la chanson “Do They Know It’s Christmas” par le collectif Band Aid.

Déjà, parce qu’elle a été écrite pour une bonne cause. En effet, Bob Geldof et Midge Ure créent le groupe Band Aid en 1984 afin de récolter des fonds pour aider les victimes de la famine qui ravage alors l’Ethiopie. Le texte appelle à la solidarité et invite les gens à prendre conscience du drame qui se déroule en Afrique.

Quelques uns de mes artistes préférés font partis du collectif, comme Phil Collins et George Michael et le refrain à la fin est puissant et facile à retenir. “Feed the world, let them know it’s Christmas time

Le succès du single a dépassé toutes les espérances du collectifs: 70 millions de dollars ont été récolté au total et la chanson s’est placée en tête des ventes de Noël en 1984. Elle reste aujourd’hui l’une des chansons de Noël les plus populaires au Royaume-Uni.

La chanson a été réenregistré plusieurs fois depuis, notamment en 2014 avec les plus grandes popstars du moment comme Ed Sheeran, les One Direction, Rita ora ou encore Ellie Goulding. Le but était cette fois de lever des fonds pour les victimes du virus Ebola.


Allez, petit bonus. Je vais vous faire découvrir la chanson de Noël qui rend fou. En tout cas, moi, je l’entendais en boucle quand je travaillais à Superdrug (l’équivalent de Sephora) et sans m’en rendre compte, je me mettais à braire comme un âne tout au long de la chanson. Pas de panique, vous allez comprendre en cliquant ici.

Dominick the Donkey est donc un petit âne ami du Père Noël. Apparemment, les rennes ne pouvant accéder aux collines en Italie, Dominick prend le relais lors de la tournée du Père Noël. ” It’s Dominick the Donkey, The Italian Christmas Donkey

Vos enfants vont adorer! Vous, sûrement un peu moins après la 10ème écoute.

Et vous, quelle est votre chanson de Noël préférée?

Passez de bonnes fêtes de fin d’année!

Mes Etudes en Music Business

J’ai décidé d’aborder aujourd’hui un sujet qui soulève toujours beaucoup de questions quand j’en parle avec mes amis Français: mes études.

Entre ceux qui sont perplexes et qui pensent que je me suis fait avoir (“mais c’est un vrai diplôme ton truc?”🤨 ) et ceux qui ne comprennent pas bien ce que j’étudie, je me suis dit que ça ferait un bon sujet d’article pour le blog!

J’ai obtenu mon HNC en Music Business l’an dernier et je suis en dernière année de mon cursus scolaire, qui finira je l’espère par l’obtention du fameux HND en juin 2020.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, voilà un petit résumé de ma vie professionnelle pour ceux qui ne me connaissent pas. J’ai été chanteuse (intermittente du spectacle) pendant 14 ans en France. J’avais déjà envie de devenir chanteuse à l’époque où j’ai obtenu mon bac littéraire mais je voulais décrocher un diplôme avant. Malheureusement (ou pas, finalement) je n’ai pas été accepté en BTS communication (sur dossier car très demandé), je suis donc devenue la chanteuse d’un trio et j’ai ainsi assuré ma première saison en tant que chanteuse professionnelle en 2004.

Toujours est-il que 14 ans plus tard, le désir d’apprendre de nouvelles choses s’est fait de plus en plus sentir et j’ai décidé de reprendre les études. Je voulais bien sûr que ça reste en rapport direct ou indirect avec le monde de la musique.

J’ai toujours parlé de vivre un jour au Royaume-Uni, surtout parce que 98% de mes artistes préférés sont British. J’adore la brit-pop et pop/rock. Quand j’ai découvert Glasgow, j’ai tout de suite su que j’allais m’y installer.

J’ai donc commencé à chercher une formation et j’ai pensé m’orienter dans la communication, vu que c’est ce qui était prévu après le bac et que l’idée ne m’avait jamais vraiment quitté. Après quelques recherches, j’ai sélectionné deux formations: Communication et Media ou Music Business.

J’ai d’abord pensé que Communication et Media serait moins risqué car plus généraliste, mais après réflexion je me suis dit que d’une part, si je reprenais les études à 33 ans dans un domaine qui ne me plaisait pas à 100%, ça allait être une vraie galère mentalement, et d’autre part, quand je suis devenue chanteuse, certaines personnes me disaient qu’il faudrait que je pense à un vrai métier, que c’était trop difficile etc… et ça a pourtant été ma source de revenus principale pendant 14 ans. C’est difficile c’est un fait, mais dans la vie je préfère me laisser guider par le plus optimiste “quand on veut on peut”.

Je me suis alors inscrite et lancée dans un HND en Music Business au Kelvin College à Glasgow.

Mon campus dans le West End de Glasgow

“Mais c’est un vrai diplôme?”

Un HND est un vrai diplôme puisque c’est l’équivalent d’un BTS en France. Ça correspond donc à un Bac +2.

Le HND se prépare dans un “college” (faux ami, rien à voir avec le collège en France) et pas dans une université, tout simplement car le “college” ici est fait pour les filières techniques. En effet, tout comme le BTS, le HND permet de suivre des études plus orientées vers la pratique que la théorie, grâce aux nombreux stages qu’il est possible de faire au cours de l’année. J’ai notamment eu la chance d’obtenir un placement d’un mois chez Soma Records (cliquez-ici pour tout savoir à ce sujet), la première maison de disques de Daft Punk. Un HND permet également de se spécialiser directement dans le domaine qui nous intéresse.

Mes cours sont dispensés par des gens qui travaillent ou ont travaillé dans l’industrie de la musique, tels que Ken McCluskey, chanteur du groupe The Bluebells, très populaire au Royaume-Uni dans les années 80, ou encore Hugh Brankin, bassiste du groupe Nightcrawlers qui a connu le succès grâce à ce tube des 90’s.

La fac a aussi créé sa propre maison de disques en 1992, Electric Honey, afin que les étudiants en Music Business apprennent sur le terrain les ficelles du métier.

Chaque année, nous partons à la recherche d’artistes à signer sur le label et on travaille avec eux, de l’enregistrement de leurs titres jusqu’à la promotion. Le label a toujours eu du flair pour déceler les nouveaux talents, car il a signé entre autres Snow Patrol, Biffy Clyro ou encore Belle and Sebastian. Le célèbre magazine “Uncut” l’a même nommé “meilleur label au monde dirigé par des étudiants”.

Qu’est ce que j’apprends exactement en cours?

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire la liste de tous mes cours, mais dans les grandes lignes, mes matieres principales sont:

Management: on nous enseigne toutes les techniques de management, anciennes et modernes: quel type de manager voulons-nous devenir, comment diriger une équipe et gérer les conflits, quelles sont les qualités d’un bon leader, l’art de la négociation etc … Il y a en effet divers modèles de management, à nous de trouver celui qui nous correspond.

Marketing: on apprend à définir notre marché et à cibler notre audimat afin que la promotion de nos artistes soit cohérente avec le produit proposé. Pour faire simple et basique, on ne va pas démarcher un magazine qui parle surtout de rock pour promouvoir un artiste folk. Le cours de marketing nous montre aussi tous les moyens que l’on a à disposition pour assurer la promotion d’un artiste. Un de mes cours préférés sans aucun doute!

Comptabilité: ai-je vraiment besoin d’expliquer cela? 😀 On nous apprend à établir un budget, et à s’y tenir. Très utile si on prévoit de se mettre à son compte, par exemple.

Droit: tout ce qui concerne les contrats, les copyrights et les lois mises en place pour protéger les droits d’auteur: reconnaître les divers copyrights (un enregistrement musical a par exemple un copyright différent de la chanson en elle-même), comment protéger une oeuvre musicale, combien de temps est-elle protégée, comment établir un bon contrat, qu’est ce qui peut briser un contrat etc… On nous explique aussi où s’inscrire pour toucher nos royalties si on est auteur/compositeur. En France, c’est la SACEM, ici c’est PRS For Music. J’A-DORE ce cours!

Graphisme: essentiellement, comment utiliser Photoshop pour créer une affiche, une pochette d’album, des posters, flyers etc…

Histoire: l’histoire de tous les courants musicaux et de leur évolution au fil des ans, des années 40 à nos jours. J’aime beaucoup ce cours également, c’est très intéressant de voir à quel point chaque style musical a été influencé par un autre et comment ils ont muté pour donner naissance à un nouveau genre. Passionnant!

Chaque année, nous devons aussi mener un projet sur plusieurs mois. L’an dernier par exemple, j’ai travaillé avec le groupe Black Star Jackals pour leur 1er single “Maybe”. Bon, ça ne s’est pas passé comme prévu vu que leur batteur est parti en plein milieu du projet, mais c’était une expérience sympa malgré tout. Cette année, je pense faire un fanzine pour Electric Honey, avec des critiques et interviews d’artistes qu’on a signé récemment sur le label. Comme je suis très intéressée par le marketing, je crois que ce serait une bonne idée!

Et enfin, la question qui revient souvent: quels sont les débouchés?

Quand on vit au Royaume-Uni et à Glasgow en particulier, on se rend vite compte que la musique fait partie intégrante du paysage. Il y a de la musique live tous les soirs dans les bars, des scènes ouvertes également ainsi que des festivals toute l’année. À Glasgow, le prochain se déroulera en octobre et sera consacré à la musique Americana/Country. Puis viendront en janvier les très attendues Celtic Connections.

Measuring Music UK publie chaque année un rapport sur l’économie du secteur musical au Royaume-Uni. Pour vous donner quelques chiffres, en 2017, 145 815 personnes travaillaient dans l’industrie musicale, 3% de plus que l’année précédente. Le secteur de la musique live a généré £991 million. Tous secteurs confondus, l’industrie musicale a rapporté £4,5 billion à l’économie du pays en 2017 et ne cesse de se développer chaque année.

Les débouchés sont donc nombreux: agent artistique, tourneur/booker, emploi dans une maison de disques (ou même mieux, lancer la sienne), dans une radio/télé/presse, organisation de festivals, chargé de communication, publisher (celui qui s’occupe de caler les musiques d’un artiste dans des pubs ou des films) etc…

On peut travailler en tant que salarié ou auto-entrepreneur. Nous avons rencontré l’an dernier l’une des anciennes élèves de mon HND qui a été embauché dans une agence d’édition musicale (publishing) par exemple.

Idéalement, je voudrais commencer par travailler dans le secteur marketing d’une maison de disques, puis plus tard monter la mienne. J’aimerais avoir des artistes pop/rock Français sur mon label pour promouvoir la musique made in France au Royaume-Uni, qui pour l’instant ne connaît que quelques heureux élus tels que Christine and The Queens, Daft Punk ou Caravan Palace. L’electro French Touch est assez prisée ici, mais tout ce qui est pop/rock français ne perce pas encore. J’espère pouvoir changer ça un jour! (Enfin, si le Brexit ne me met pas de gros bâtons dans les roues, bien sûr.)

Travailler dans un magazine et écrire des critiques d’albums ou de concerts ne me déplairait pas non plus! Je verrai où les études me mènent, mais à priori mon truc, comme je le disais plus haut, c’est le marketing. Tous les secteurs qui visent à faire connaître un artiste et l’aider à vendre sa musique m’intéressent.

Je ne sais pas si vous avez senti la passion qui m’anime à travers cet article, mais c’est sûrement le plus facile que j’ai eu à écrire depuis le début de mon blog! Je crois que je pourrais parler de ce sujet pendant des heures.

J’ai essayé d’être claire et concise mais si vous avez des questions, n’hésitez pas à me les poser en commentaires, je serais ravie de vous répondre et d’approfondir mes explications!

Pour l’instant je vous laisse, j’ai un exam de droit à préparer pour vendredi! 👩‍🎓

Mon stage chez Soma records

Bon j’étais pleine de bonnes intentions mais malgré tout j’ai un peu disparu au mois d’août !

Pour ceux qui n’auraient pas lu l’onglet « About me », j’ai repris les études l’an dernier et je fais un équivalent de BTS en Music Business. Après avoir validé ma première année, j’ai eu techniquement droit a un mois et demi de vacances. Techniquement. Car dans les faits, entre mon boulot à mi-temps, mes concerts et le stage dont je vais vous parler aujourd’hui, je n’ai en fait eu que le mois de juillet pour me reposer un peu.

En effet, les vacances sont passées très vite et j’ai eu à peine le temps d’éternuer, ça y est nous sommes en septembre et c’est déjà la rentrée.

Mais ce mois d’août a été très intéressant et m’a pas mal appris sur l’organisation d’une maison de disques.

Je vais donc vous parler de Soma où j’ai eu la chance d’obtenir un stage d’un mois.

L’histoire de Soma

Soma Records a été co-fondé en 1991 par Slam, deux Dj/producteurs Écossais et est toujours à ce jour un des labels les plus influents du Royaume-Uni pour le genre techno et house. Soma est basée à Glasgow et organise chaque année la Soma Skool, où ceux qui sont intéressés par une carrière dans la musique électronique peuvent assister à des ateliers et des conférences pour en apprendre davantage sur l’actualité et les tendances de cette industrie.

Cela ne vous parle pas encore? Et si je vous disais que ce sont eux qui ont été les premiers à reconnaître le talent du plus célèbre des duos de DJ français ? Je veux bien sûr parler de Daft Punk.

Je ne sais pas vous, mais personnellement, j’ai toujours cru que « Da Funk » était leur premier single. Et bien non ! Le duo sort son premier maxi 3 titres « The New Wave » en 1994 chez Soma Records, et leur musique est à ce moment-là beaucoup plus techno/house et moins radio friendly. Pour les curieux, cliquez-ici.

Le succès n’est pas encore retentissant en dehors du Royaume-Uni mais le duo Français intéresse beaucoup les journalistes et critiques britanniques. 1995 est l’année de la consécration et lancera la carrière du groupe avec la sortie du fameux maxi 45 tours « Da Funk/Rollin’ And Scratchin’ », toujours chez Soma Records qui édite le vinyle original, avant que le single ne soit inclus en 1997 dans leur premier album “Homework”, récupéré par Virgin.

Pas mal pour un label Écossais indépendant non ?

Soma a aujourd’hui dans son catalogue des Dj tels que Rebekah, Giordano, Lars Hausmann et bien sûr, Slam.

Mon stage

J’étais responsable de diverses petites tâches comme par exemple trier les e-mails et mettre à jour le catalogue en ligne de Soma sur les diverses plateformes d’achats physiques ou téléchargements légaux (Bandcamp, Discogs et le site officiel) pour les sorties d’albums et j’avais pour missions principales de m’occuper des commandes ainsi que de demander aux sites de téléchargements illégaux de supprimer les mp3 qui appartiennent à Soma. En effet, le copyright de l’enregistrement est différent du copyright de la chanson elle-même. Le texte et la musique appartiennent à l’auteur/compositeur, l’enregistrement appartient à la maison de disques, qui a donc légalement le droit d’interdire sa diffusion sur les plateformes de téléchargements gratuits. Je devais également informer PRS des nouveautés pour qu’eux-même soient en mesure de traquer les fichiers pirates.

Au Royaume-Uni, PRS est l’organisme qui protège le copyright des auteurs/compositeurs quand leurs oeuvres sont reprises en public par d’autres artistes ou diffusées en radio (l’équivalent de la SACEM en France). Ils s’occupent également de collecter les royalties et de les reverser aux auteurs/compositeurs, c’est pourquoi il est important d’actualiser le catalogue à chaque sortie de single ou d’album pour que les membres de PRS reçoivent bien leur paiement pour l’utilisation publique de leur musique.

Concernant les commandes, on peut trouver sur le site officiel de Soma Records beaucoup de produits dérivés, allant du classique T-shirt aux lunettes de soleil, en passant par les décapsuleurs. Il fallait aussi que je gère les commandes de CD et de vinyles. Chaque jour, nous recevions des commandes venant des 4 coins du monde ! J’ai envoyé des colis au Mexique, aux USA, en France, en Finlande… comme quoi, la réputation de Soma n’est plus à faire parmi les Dj et amateurs de musique électronique dans le monde entier.

J’ai beaucoup aimé travailler avec cette équipe, ce sont des gens passionnés qui ne travaillent qu’avec des artistes auxquels ils croient vraiment.

Si vous êtes DJ ou simplement branchés techno/house/electro, allez faire un tour sur le site officiel de Soma Records, vous découvrirez des producteurs et DJ talentueux à ajouter à votre playlist !

Site officiel: somarecords

Facebook

Bandcamp

Mes 3 chansons du moment

Je n’ai pas posté depuis un petit moment, étant en vacances dans le sud de la France !

J’ai passé l’après-midi dans la piscine de mes parents à heu… travailler (mon bronzage), et en activant le mode Shuffle de ma playlist d’été Spotify, je suis tombée sur ces morceaux que j’adore en ce moment et que vous ne connaissez probablement pas.

Puisqu’il est toujours temps pour vous d’ajouter des chansons dans votre propre summer playlist, je me suis dit que j’allais vous faire profiter de mes découvertes !

Voici 3 de mes coups de cœur du moment :

Be Charlotte – Do Not Disturb

Be Charlotte est une artiste solo Écossaise qui a été lancé en 2016 par le label Electric Honey.

En seulement 3 ans de carrière, l’industrie musicale Écossaise l’a déjà récompensée à deux reprises : les Scottish Alternative Music Awards (SAMA) l’ont nommée meilleure artiste électro, et les Scottish Music Awards lui ont décerné l’Award Big Apple, ce qui lui a permis de faire une série de concerts à New York.

A présent signée chez Columbia Records, elle sort son nouveau single « Do Not Disturb » en mars 2019.

Avec ses faux airs de Lily Allen dans la voix, Be Charlotte a pourtant réussi à créer un univers bien à elle et un son unique. « Do Not Disturb » est pile poil dans la tendance actuelle avec ses sons électro et sa mélodie pop bien accrocheuse !


Years & Years – If You’re Over Me

Frais et addictif, « If You’re Over Me » est un single du trio Londonien Years & Years et il est sorti en 2018.

Vous vous souvenez de 2 Doors Cinema Club ? Leur titre « What You Know » a été utilisé en France pour une pub de la Française des Jeux. Vous prenez un peu de ce groupe, vous le mixez avec du Maroon 5, et vous obtenez un tube de Years & Years. Emmené par Olly Alexander et sa voix très haut perchée, le groupe a débuté en 2010.

Ici, les claviers dominent les guitares ! Et qu’est-ce que c’est bon. « If You ’re Over Me » est parfait pour cet été, c’est un titre qui vous restera bien dans la tête et que vous fredonnez sans même vous en rendre compte !


Nina Nesbitt – Loyal To Me

Nina Nesbitt est une jeune auteur compositeur-interprète Écossaise de 25 ans.

Après avoir assuré la première partie d’un certain Ed Sheeran en tournée européenne, elle sort son premier album Peroxide en 2014, album qui ne rencontre pas le succès escompté. Son label ne renouvelle donc pas son contrat. Après s’être fait remarquer en tant qu’artiste folk/pop et désormais en total contrôle de sa carrière, elle prend un virage à 180°.

En effet, son single « Loyal To Me » est influencé par la RnB/Pop des 90’s, tout en délivrant un son actuel rappelant un peu les tubes de Dua Lipa. C’est un hymne très « girl power » nous rappelant que ceux qui jouent avec nos sentiments n’ont pas de place dans notre vie.

Une belle découverte !

Quel titre allez-vous ajouter à votre playlist ? Dites-moi tout en commentaire !

Top 3 des chansons populaires en ecosse

Me revoilà dans ma langue natale, pour te parler de ces chansons que je ne connaissais pas avant de vivre à Glasgow, et que je connais maintenant par cœur vu qu’il ne se passe pas une semaine sans que j’en entende au moins une des 3 à la radio ou dans les bars.

Il y a tout de même un morceau que je connaissais et que tu as aussi sûrement déjà entendu si tu as regardé une certaine série ces dernières années. On va rentrer dans le vif du sujet tout de suite, je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps :

  • 500 miles (I’m gonna be) – The Proclaimers

Ça te dit vaguement quelque chose ? C’est normal. Si tu as regardé How I Met Your Mother, tu te souviens sans doute de ce moment où Marshall conduit sa Fiero avec pour Ted pour passager, et qu’ils sont obligés d’écouter 500 miles en boucle car la cassette est restée bloquée dans l’autoradio. Ça deviendra d’ailleurs un gag récurrent dans la série.

Au cas où tu n’aurais pas relevé leur accent, (Ted et Marshall chantant à tue-tête) The Proclaimers est bel et bien un groupe de jumeaux Écossais. “500 miles” est issue de l’album “Sunshine On Leith” sorti en … 1988. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour entrer dans la légende.

Pour te dire à quel point ce titre est devenu un hymne national ici, j’ai quand même vu Imagine Dragons et les Spice Girls la chanter, les uns durant leur set acoustique en plein milieu de leur concert à l’SSE Hydro (équivalent de l’Accor Arena) et les autres pendant qu’elles présentaient leurs musiciens dans un stade de 65 000 personnes à Edimbourg.

Donc petit tuyau pour les musiciens français envisageant une carrière à l’étranger : en Ecosse, si tu veux faire plaisir aux gens, prends un moment dans ton set pour entonner ce morceau. Tu te sentiras comme une rockstar si tu te sers des fameux “à vous!”, “je vous entends pas!” et “plus fort!”.


  • Dignity – Deacon Blue

Aaaaah Dignity…

Quand je suis arrivée à Glasgow et que j’ai commencé à chanter dans des groupes, c’était LA chanson qu’il fallait que j’apprenne. Ce qui n’est pas étonnant outre mesure, vu que Deacon Blue sont les enfants du pays! C’est en effet un groupe Écossais originaire de Glasgow, et ce titre phare est sorti en mars 1987. Puis en janvier 1988. Et une fois encore en mai 1994. Ça, c’est du single bien amorti!

Le groupe se sépare en 1994 après la parution d’un best of, puis se reforme en 1999 et ont toujours autant de succès ici. Dès qu’ils annoncent un concert, les places se vendent très rapidement.

La chanson “Dignity” quant à elle, sonne très années 80, et les paroles sont touchantes. Elle parle d’un homme qui travaille dur pour un job qui ne lui plaît pas plus que ça mais qui garde espoir de voir ses rêves se réaliser un jour. Ce qui est étonnant, c’est que ce n’est pas vraiment une chanson facile à chanter à l’unisson. Je trouve la mélodie difficile à mémoriser à la première écoute, et il n’y a pas de “da da da da” comme “500 miles” ou des “la la la la” comme dans “Can’t get you outta my head” de Kylie Minogue, mais que voulez vous, les gens l’adore et la chante avec intensité.

Pour l’écouter, c’est ici!


  • The Bonnie Banks o’Loch Lomond

Celle-ci est une chanson traditionnelle écossaise. Le Loch Lomond est un superbe lac situé au nord-ouest de Glasgow. Il existe plusieurs de versions différentes, dont une qui est si longue que tu as le temps de faire le tour de l’Ecosse à pieds 3 fois, mais ma préférée est celle-ci : clique ici

Cette chanson est inspirée d’une légende celtique qui dit que quand un homme meurt dans un pays étranger, son esprit retourne dans son pays natal par la « route de la mort ». Deux soldats écossais ont été fait prisonniers à Carlisle en 1745, l’un des deux a été libéré, l’autre exécuté. Le condamné à mort chante cette chanson pour son ami, lui disant qu’il sera donc de retour en Ecosse avant lui car son esprit voyagera plus vite par la route de la mort.

La chanson est en pur écossais, je te mets les paroles ici :

By yon bonnie banks and by yon bonnie braes
Where the sun shines bright on Loch Lomond
Where me and my true love were ever won’t to gae
On the bonnie, bonnie banks o’ Loch Lomond

O ye’ll tak’ the high road, and I’ll tak’ the low road
And I’ll be in Scotland afore ye
But me and my true love will never meet again
On the bonnie, bonnie banks o’ Loch Lomond

‘Twas there that we parted, in yon shady glen
On the steep, steep side o’ Ben Lomond
Where in purple hue, the hieland hills we view
And the moon coming out in the gloaming

O ye’ll tak’ the high road, and I’ll tak’ the low road
And I’ll be in Scotland afore ye
But me and my true love will never meet again
On the bonnie, bonnie banks o’ Loch Lomond

The wee birdies sing and the wild flowers spring
And in sunshine the waters are sleeping
But the broken heart it kens, nae second spring again
Though the waeful may cease frae their greeting

O ye’ll tak’ the high road, and I’ll tak’ the low road
And I’ll be in Scotland afore ye
But me and my true love will never meet again
On the bonnie, bonnie banks o’ Loch Lomond


Petit lexique écossais rapide :

  • Bonnie = beau, belle
  • Le ae remplace le o donc par exemple nae = no
  • Wee : petit
  • Ken = Savoir

Voilà pour ce premier top 3!

J’en ferai probablement un autre bientôt, mais dis-moi dans les commentaires s’il y en a une que tu connaissais déjà !

5 artistes Ecossais a decouvrir!

La première des choses à savoir sur Glasgow, c’est que la scène musicale est l’une des plus reconnues en Europe. De nombreux artistes ont débuté ici, et il est possible d’écouter de la musique tous les soirs de la semaine, même le dimanche. Oui oui.

Concerts, scènes ouvertes, festivals… nous avons le choix!

Les scènes ouvertes sont une vraie institution ici et il arrive même que certains artistes y fassent parfois un saut pour un petit bœuf entre passionnés (dernier exemple que j’ai en tête : Paolo Nuttini, que nous connaissons surtout en France pour son single Last Request, repéré dans une scène ouverte à Paisley, près de Glasgow).

L’une des raisons pour laquelle j’ai commencé ce blog est que je sors beaucoup, que ce soit en scènes ouvertes ou dans les concerts et je croise donc plein d’artistes talentueux dont j’aimerais vraiment te parler !

Voilà un top 5 de mes récentes découvertes. Il y en a pour tous les goûts !


Si tu aimes la country/folk:

  • Nico & Elliott

Nico & Elliot est un duo composé d’Andrew Nicol et de Rachel Elliott.

Récemment signés chez Electric Honey, qui ont notamment été les premiers à repérer des groupes tels que Snow Patrol, Belle and Sebastian ou Biffy Clyro, le duo nous embarque dans leur univers avec un talent indéniable.

Leurs voix se marient à merveille, le violon de Rachel donne cette touche originale à un duo qui pourrait être finalement très banal et leurs morceaux sont merveilleusement addictifs.

J’ai eu la chance de les voir en version acoustique mais aussi avec leur groupe, et j’ai été conquise à chaque fois!

Pour moi, ce groupe est le parfait compromis entre un groupe dit « commercial » (je n’aime pas ce mot mais vous comprendrez ce que je veux dire) et un groupe un peu plus indé. Leur musique est plutôt radio friendly, mais ils ne sont pas formatés pour autant. C’est ce qui fait leur force!Leur single Wish You’d Stayed Away est sorti le 29 mars et est disponible sur Spotify ! Ils sont actuellement en train d’enregistrer leur album et le prochain single Sweet Downfall sortira cet automne. Wish You’d Stayed Away est une de mes chansons favorites en ce moment!

Leur page Facebook


Si ton truc, c’est la new wave déjantée:

  • Bis

Bis est un trio glaswégien, formé en 1994 et composé de Manda Rin, Sci-Fi Steven et John Disco.

Pour la petite histoire, c’est le premier groupe indépendant à avoir fait Top of the Pops en 1996 avec leur single “Kandy Pop”.

Ils sont maintenant signés chez Last Night From Glasgow, une maison de disques à but non lucratif, basée sur un système d’adhésion.

J’ai découvert le groupe avec leur dernier album “Slight Disconnects”, sorti le 15 février 2019 et j’ai très vite usé le bouton replay.

Comment te les décrire ? C’est un peu comme si Ting Tings rencontrait Depeche Mode.

Electro, new wave, punk parfois… leurs morceaux sont un melting pot d’influences diverses.

Résultat, ça a un côté barré que j’adore, c’est frais, c’est fun et c’est facile à mémoriser. La définition d’un tube, quoi.

Voici le clip de leur single « Sound of a Heartbreak » ! Egalement disponible sur Spotify.

Leur page Facebook et site officiel


Si la pop te fait vibrer:

  • Pronto Mama

Pronto Mama est un autre groupe signé chez Electric Honey. Il est composé de Marc Rooney, Martin Johnston, Michael Griffin, Ciaran McEneny, Craig McMahon et Alex Sharples.

Les mélodies et les synthés donnent une réelle orientation pop a leur musique, mais il y a un petit côté alternatif très intéressant qui rend leurs compositions assez originales et qui tire donc parfois sur la soul, parfois sur le rock. De même, la voix du leader Marc Rooney peut se faire aérienne ou très affirmée selon les titres.

L’une de mes chansons préférées est Rubber , je te mets également l’étonnante version au marimba ici .

Leur album Any Joy est sorti en 2017. N’hésite pas à y jeter une oreille, ils valent vraiment le détour !

Leur page Facebook


Si t’es plus branché groove:

  • Tom McGuire and The Brassholes

Tom McGuire and The Brassholes est un groupe de Glasgow, composé de 8 fabuleux musiciens: Tom McGuire, Scott McPherson, Micah Johnstone, Tim Brough, Liam Shortall, Mateusz Sobeski, Michael Butcher and Joshua Elcock.

C’est super groovy, festif et entrainant. Ils m’ont fait un peu pensé à Sinclair, en version un peu plus soul peut-être mais tout aussi funky ! La vidéo de leur single « Ric Flair » a fait un carton sur facebook avec plus de 560 000 vues.

Leur album éponyme est disponible sur Spotify. Je ne sais pas toi, mais moi, j’associe souvent des musiques à une saison. Alors fonce les écouter, c’est le moment idéal pour les découvrir et pour créer votre playlist d’été !

Leur page Facebook et site officiel


Si tu fais plus attention aux paroles (même si là, tu ne comprendras rien):

  • Gerry Cinnamon

Gerry Cinnamon est un véritable phénomène ici. Il fait surtout de la chanson à texte, et les chante avec un vrai accent Glaswégien. Alors je te l’annonce tout de suite : tu ne comprendras sûrement pas grand-chose sans avoir les paroles sous le nez, mais c’est aussi ce qui fait son charme pour les non anglophones.

Son single Belter est devenu un classique ici et les gens deviennent dingues quand ils l’entendent.

Je te mets le lien de sa performance live de Belter au festival TRNSMT à Glasgow l’an dernier, tu vas vite comprendre.

Si tu aimes la musique épurée, c’est pour toi !

Je pense qu’il est le genre d’artiste qu’on aime ou qu’on déteste.

Son album “Erratic Cinematic” est sorti en 2017 et il joue des concerts à guichets fermés depuis.

Sa page Facebook

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